Photographe plasticienne installée dans la metropole Bordelaise, Julie Arnoux développe depuis plusieurs années un travail personnel autour du paysage. Son approche naît de longues explorations à pied, au cours desquelles elle entretient une relation intime avec les espaces naturels qu’elle traverse. La marche constitue le point de départ de sa pratique : une manière de ralentir, d’observer et de se laisser imprégner par le vivant.

Ses photographies sont ensuite retravaillées dans une approche libre, à la frontière de la photographie et de l’expression plastique. Les couleurs changent, certaines zones passent en négatif, les contours de la végétation se révèlent autrement. Ces transformations cherchent à traduire ce que le paysage provoque intérieurement.

Présenté pour la première fois en 2022, ce travail est né dans le contexte des grands incendies qui ont marqué le bassin d’Arcachon. Face à ces forêts meurtries, Julie Arnoux a ressenti le besoin de créer des images où la nature retrouvait une forme de puissance, de lumière et de résilience.

En filigrane de cette série apparaissent les bouleversements qui traversent aujourd’hui notre environnement : les traces du feu, les épisodes de chaleur extrême, la montée des eaux ou encore la fragilité croissante des écosystèmes. Pourtant, loin d’un constat pessimiste, les images témoignent aussi de la capacité du vivant à se transformer, à résister et à renaître.

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